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Spécialité importée d'Europe il y a quelques années, les jeux d'habileté (ou jeux d'adresse) ne laissent personne indifférent : certains adorent, d'autres détestent. Le but premier des jeux d'adresse est d'apprendre à maîtriser son vélo, de vaincre sa peur, de «sentir» son équilibre, de façon à pouvoir réagir au mieux en cas de situation imprévue: bousculade dans un peloton, obstacle, éclatement de pneu...
Mais de quoi s'agit-il exactement?
Cette épreuve, qui ne concerne que les catégories bibittes, pee-wees et minimes, consiste à parcourir le plus rapidement possible un court tracé semé d'obstacles. À chaque cône renversé, à chaque pied à terre, des secondes de pénalité s'ajoutent au temps réel (généralement de l'ordre d'une minute).
Entre un parcours laborieux et un sans-faute rapide, on peut compter plusieurs dizaines de secondes d'écart - autant dire un gouffre, quand on sait qu'un sprint se joue souvent à la seconde près! On a vu à de nombreuses reprises de jeunes cyclistes perdre ou gagner 6 ou 8 places au classement général, uniquement en fonction de leur temps aux jeux d'habileté.
Et comment devient-on performant aux jeux d'habileté? En pratiquant, encore et toujours. C'est dur au début. Les chutes (toujours sans gravité) sont nombreuses mais blessent davantage l'ego que les genoux. Et puis, petit à petit, on progresse, on s'améliore, on va de plus en plus vite, on savoure les applaudissements du public à l'issue d'un premier sans faute et on y prend goût.
En début de saison, on peine à ramasser une bouteille sans tomber; en fin de saison, les meilleurs ramassent un 25 sous sans même s'arrêter...
Vous pouvez télécharger ici un fichier compressé contenant les principaux jeux d'habileté.
Rien ne vous empêche de recréer quelques exemples dans un stationnement proche de chez vous; quelques mètres carrés suffisent! En attendant, pour vous faire envie, voici quelques photos des jeux d'habileté lors de la 3e manche de la Coupe du Québec 2006, à Donnacona...

   
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